… au pays des Hobbits. Euh, non, à Evian. Nous avons passé la semaine dernière dans cette jolie ville thermale histoire de se mettre au vert (réussi !), mais aussi de rendre visite à mes beaux-parents qui y sont en cure.
Aller…
Partir une semaine, ça voulait dire emmener le chat avec nous. Là se posait un problème : monsieur ne tolère des trajets que d’une petite heure. Après ça, ce sont les jérémiades à ne plus en finir, suivies d’inondations de bave et parfois même de larmes. Le grand spectacle, en somme. Pour le calmer, j’ai décidé de lui donner un médicament prescrit par la vétérinaire, “Vétranquil”. Tranquille, ah bon ? Le lancé de (demi) cachet dans le gosier a encore été très sportif (je ne comprends pas, sa langue est un vrai tiroir-caisse !) mais j’étais calme et j’avais décidé de ne pas me laisser faire par une boule de poils de 4kg. Un cachet envoyé, un ! J’ai fait comme si de rien n’était, histoire de bien flouer Salomon. Non, nous ne partons pas. D’ailleurs tu as vu des valises ? Et est-ce que j’ai rangé ta gamelle ? Au moment du départ, soit à peu près 2h30 après ingurgitation du tranquilisant, monsieur était si mou qu’il a été assez compliqué de le mettre dans sa caisse. On ne l’a pas entendu pendant près de 2h. Ou peut-être plus. Quoi qu’il en soit il a commencé à se manifester alors que nous étions encore en Alsace. Il a combiné les pleurs avec les tentatives d’arrachage de barreaux de sa cage. Humpf. J’ai alors mis la caisse sur mes genoux, et là j’ai vu une grande patte en sortir et un monstre couvert de bave au bout de la dite patte pleine de griffes. “Salomon, calme-toi !” La frontière suisse était proche, on n’avait pas besoin d’un chat baveux à présenter… La frontière passée, je n’ai pas eu d’autre possibilité de le prendre sur mes genoux, le voyage semblait être vraiment pénible pour lui. Un grocha baveux et bigleux, un ! La double-paupière apparente sur ses yeux mi-clos, quel spectacle ! En plus, monsieur, groggy, en a profité pour me gratifier de quelques coups de griffes et pour déchirer ma chemise préférée. Aargh. Une fois arrivés à l’appart’ que louaient mes beaux-parents, il a couru se cacher pour faire sa sieste. Aaaaah ! tu pouvais pas la faire dans la voiture ?
… et retour …
Ahah, pour le retour, c’était moins évident. Salomon a peut-être une mémoire de poisson rouge, mais un autre cachet en 8 jours ça lui rappelait quelque chose. Après une nuit grise, j’ai réussi à le choper en traître, l’emmailloter dans une serviette éponge et à lui faire avaler son demi cachet. A peine craché j’avais eu le temps de le renvoyer à l’expéditeur. Et toc, une bonne chose de faite ! Là, nier l’imminence du départ était vaine. Salomon avait décidé de ne pas se laisser avoir par le tranquilisant, et il est parti dans un grand quart d’heure colonial. Et que je saute d’un lit à l’autre, et que je me mets à galoper, et que je joue à cache-cache… J’entendais intérieurement mon chat fredonner “Tu ne m’auras pas ! Tu ne m’auras pas ! Je ne dormirai pas, na !”. Il a fallu aller le chercher sous un lit, et lutter pour qu’il entre dans sa caisse. Décidémment, le retour semblait mal barré. Eh bien non ! Il a été calme pendant toute la traversée de la Suisse, et il a atterri sur mes genoux pour le reste du voyage. Opf, c’était pas si pire… Ce qui m’a vraiment fait mal au coeur, c’est de le voir complètement shooté tentant de lutter contre le sommeil. Quand nous sommes arrivés chez nous, il m’a suivie pendant plus de 3h, exigeant que je m’occupe de lui en permanence. J’ai obtempéré, je culpabilisais trop de lui avoir refilé un tranquilisant. Mais aujourd’hui, il était fini le traitement de faveur :P
A part ça, Evian, c’était très sympa :) Sauf les nuits, où il y avait un concours de ronflements auquel je n’ai pas été conviée. Avec en plus des matelas si mous que j’ai craint de m’y enfoncer. Et avec ceci, ma trachéite de l’aller s’est transformée en sinusite, combinée à des maux de tête carabinés. Pestacle. Mais bon, c’était rigolo de voir R. en short :)

