(hier, dans le cabinet bondé de mon médecin. Un garçon, allant aux toilettes, m’écrase les orteils au passage.)
(moi) Dites, jeune homme, c’était mon pied…
(lui) Et alors ?
Ma main droite m’a franchement démangée.
(hier, dans le cabinet bondé de mon médecin. Un garçon, allant aux toilettes, m’écrase les orteils au passage.)
(moi) Dites, jeune homme, c’était mon pied…
(lui) Et alors ?
Ma main droite m’a franchement démangée.
(moi, murmurant) Chéri, le médecin m’a interdit de parler pendant 6 jours pour reposer mes cordes vocales et soigner ma laryngite.
(lui) Super ! ça me fera des vacances !
Avec presque 8 jours de retard, bonne année à toutes et à tous ! Merci pour vos bons mots, ils m’ont vraiment fait plaisir :) Cette année, je voulais faire des voeux audio, mais ce n’a pas été possible. La semaine dernière, mon nez était tellement pris qu’à côté de moi Daffy Duck parlait tout à fait normalement, c’est dire. Un de mes amis m’a dit en rigolant “Oh, bah tu as ta voix sensuelle…”. Sachant qu’il est gay, je suppose qu’il voulait dire que j’avais une voix d’homme… LOL Ceci dit, maintenant la question ne se pose plus : je suis aphone ! R. m’a même téléphoné *exprès* pour faire rigoler ses collègues. J’avais beau m’égosiller, il n’y a que du souffle qui s’échappait. J’ai toussé un coup, et un “Connard !” est finalement sorti. Ce qui a déclanché l’hilarité des collègues, forcément ;P
Alors voilà. Bonne année à toutes et à tous, et surtout bonne santé ! En tout cas je suis bien contente que les microbes ne se transmettent pas par Internet ;)
Ah bah voilà, j’ai enfin commencé à dégonfler ! Je vais me souvenir de ne plus écouter le médecin, parce qu’à part me dessécher la cheville et sentir très mauvais les bandes d’alcool n’ont franchement servi à rien. En revanche, un cataplasme d’argile et pouf ! ça va drôlement mieux ! Je vais en refaire un cet après-midi, et je pense qu’après ça le port de l’orthèse sera enfin un peu moins désagréable ;)
Après un passage chez le médecin et chez le radiologue (c’est génial le mois d’août, il n’y a plus personne !), voilà le verdict : une belle entorse, mais pas de fracture. Ouf. En même temps, je suppose que j’aurais davantage jonglé en rentrant chez moi… Donc 48h avec des bandages alcoolisés (j’aurais préféré des cataplasmes d’argile, mais j’en ai plus assez), puis 3 semaines avec une orthèse. Youpi. Au moins, ce soir, je suis dispensée de préparation du dîner ! ;)
Je ne sais pas comment j’ai fait, mais dans ma grande maladresse je me suis bloqué un truc sous l’omoplate quand je dormais cette nuit. Résultat ? Si je respire, j’ai mal. Difficile d’arrêter de respirer… Je ne peux pas non plus tendre le bras, saisir des trucs lourds, me gratter le nez… Avec tout ce que j’ai à faire aujourd’hui, ça va être trèèèès pratique. Pestacle.
Déjà 5 jours. 5 longues journées où je me tords de douleur, où je me tourne et me retourne pour essayer de trouver une position qui me soulage, où je finis par pleurer tellement j’ai mal. Les antalgiques ne me soulagent plus depuis longtemps, alors je ronge mon frein. Dimanche au plus tard ça devrait être fini. Mais dimanche, c’est loin. Trop loin. Je ne peux pas rester debout plus de 10 minutes, je ne peux pas me baisser, je ne peux pas rester assise… J’en ai marre d’être obligée d’être couchée, d’essayer de positionner le portable de façon à ce qu’il joue un rôle de bouillote et de finir par le poser et d’implorer le chat pour qu’il se couche à côté de moi comme il le faisait avant. Demain soir on doit aller dîner chez des copains, je ne suis même pas sûre d’être capable d’y aller. J’en ai marre. La machine se remet peut-être en route, mais elle n’est pas obligée de me faire payer.
Je crois que mon inconscient et mon corps ont des choses à me dire. Mon corps, ça fait quelques jours qu’il hurle mais que je ne l’écoutais pas correctement. Mais c’est devenu clair : je suis en train de revivre le début d’une période assez douloureuse. Celle où ma vésicule s’est détraquée. Grmlr. Je ne comprends pas, pourtant je ne prends pas de médicaments (même pas la pilule !), et je suis loiiiin de manger gras. Je vais devoir aller chercher du fumeterre, peut-être que ça me soulagera au moins le temps que je comprenne le message…
Mon inconscient, lui, a décidé de s’adresser à moi dans mes rêves. Ce matin, il a trouvé drôle de réactualiser une de mes blessures pour mettre le doigt où ça fait encore mal. Là non plus je n’ai pas réussi à décrypter le message. Ce serait drôlement sympa s’il essayait d’être plus clair, c’est assez pénible d’être coincée dans un rêve, s’en rendre compte et pourtant ne pas parvenir à se réveiller.
Mamie a été hospitalisée une 2e fois en huit jours ce matin. Rien de si grave, finalement, mais je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer quand on a raccroché. Il faut croire que malgré les efforts du chirurgien, la prothèse n’était pas disposée à rester en place. Mamie ne doit pas être faite pour les faux semblants, et plus particulièrement les faux seins. Mais on ne peut pas blâmer une femme qui souhaite le rester malgré le cancer. Je suis triste parce que je sens qu’une partie de son estime d’elle-même s’en va avec cette prothèse. Elle dit qu’elle va bien, mais j’aimerais tellement pouvoir m’en assurer moi-même… C’est décidément trop loin le Var.
Mon euphorie de Septembre n’est pas tout à fait passée (ouf !), mais elle s’estompe. J’ai des périodes d’une grande euphorie, et d’autres, de plus en plus rapprochées, d’une profonde mauvaise humeur associée à une misanthropie flagrante. Un rien me gonfle, et les injures fusent (enfin dans ma tête). Alors je me raccroche à mon brin d’euphorie en cherchant désespérément un petit rayon de soleil. Je sens qu’il est temps de recommencer une cure de millepertuis.
C’est fou ce que mon escapade parigote m’a fait du bien. J’ai les pieds en compote (oui, encore :P), mais mon sourire jusqu’aux oreilles et ma bonne humeur ne semblent pas s’évanouir.
Mercredi, en sortant du train je me suis directement engouffrée dans le métro. Arrivée à Levallois, j’ai suivi le chemin indiqué par mon père. J’aurais pu arriver à l’heure s’il ne m’avait pas donné de mauvaises indications… Enfin il y a encore débat là-dessus. J’ai lu “au garage à gauche” donc dès que j’en ai vu un j’ai tourné à gauche. Sauf qu’il avait écrit “au garage, à gauche”, ce qui signifiait que je devais prendre au garage puis tourner à gauche. Donc évidemment, je me suis paumée. Enfin pas vraiment, puis que j’ai fait une belle grosse boucle. Arrivée à nouveau à mon point de départ, j’avais perdu 20 minutes, et mes pieds avaient déjà perdu de leur fraîcheur. En plus, j’avais pu constater que mes sacs étaient décidément très lourds. Grumpf. Enfin arrivée chez mon père, il aurait normalement fallu que je me sauve immédiatement pour retrouver Viviane à Haussmann. Je me suis quand même arrêtée quelques minutes histoire de vider ses stocks d’eau fraîche qui pique. Il a fallu quand même que je reparte très vite histoire qu’on ne déjeune pas trop tard :P On a passé une après-midi entre filles, entre Haussmann et les Tuileries. Bon, pour aller de Haussmann aux Tuileries, ça ne s’est pas fait sans mal. On a voulu faire 3 stations sur 3 lignes différentes, et au final on s’est trompées de sens. Donc on a mis un temps fou pour rejoindre les Tuileries lol Tout ça parce que je voulais aller chez WH Smith, alors qu’une fois qu’on est arrivées devant je n’étais plus motivée pour y aller. J’y ai quand même acheté le premier bouquin trouvé, en l’occurrence un livre de cuisine australienne. Humpf. On a fini par s’affaler dans les confortables fauteuils d’un café rue de Rivoli :P Rétrospectivement, on n’a pas fait grand’chose, mais il faut croire que la chaleur ne nous a pas aidée à être en forme. J’ai quand même acheté chez Bouchara de la polaire bicolore bleu ciel et bleu marine pour faire un doudou à Thanh. Oui, je surestime énormément mes talents de couturière :D Et alors ? ;)
Le lendemain, ayant un rendez-vous important en tout début de matinée, il a fallu que je me lève. Mes pieds étaient douloureux, mon moral assez bas, et j’étais limite en retard. C’était fantastique. J’ai pleuré un coup, mais ce rendez-vous était si positif… Je crois que je n’ai jamais eu autant le moral depuis 5 ans. J’ai l’impression que maintenant tout est possible, que ma roue a commencé à tourner et que tout est à portée de main. Enfin. Sortie de ce rendez-vous, j’ai filé à la FNAC des Ternes. Je n’aurais pas dû. J’en suis sortie avec un bouquin sur la couture pour débutantes, un autre sur les huiles essentielles, un sur les cheesecackes et un quatrième dont le sujet m’échappe. Les livres, c’est lourd. Et d’autant plus quand ce n’est que le début de la journée. J’ai filé à la Défense, histoire de me rapprocher de Bilby. Ah, la Défense, les 4 Temps… et cette foule ! J’ai commencé par suffoquer, puis je me suis rappelé qu’il y avait une FNAC. Grumpf. J’aurais pu ne pas trimbaler mes bouquins des Ternes à la Défense. Ayant décidément trop mal aux pieds, je suis entrée dans le centre commercial en quête d’une nouvelle paire de chaussures. J’en suis sortie avec une jolie paire de Geox (les mêmes, mais en nubuck), sauf qu’il était trop tard pour qu’elles me soulagent vraiment. Mes pieds étaient déjà couverts d’ampoules. Et ils étaient bien trop gonflés pour entrer sans mal dans une paire de chaussures neuves. Mais j’avais un nouveau paquet. Vers 14h, j’ai filé vers le centre-ville de Puteaux pour trouver Bilby (non sans mal, il a quand même fallu que je re-téléphone à Fanny :P). Aaah, que Marina est gentille ! On a l’impression d’être coupé du temps quand on entre dans la boutique. On bavarde, on plaisante, et on passe commande ;) C’est quand même dommage que la boutique soit si excentrée, et qu’ils n’aient toujours pas de site web digne de ce nom. Mais bon, j’ai donné mes coordonnées, je recevrai un mail quand le site sera en ligne ;) Je suis repartie clopin-clopan, avec un sac en plus. Grrr. Vu l’heure, il fallait absolument que je rentre chez mon père histoire de me rafraîchir avant de rejoindre Tom et Flo. Je passe sur ma crise d’angoisse à la Défense et mes difficultés à rejoindre l’appartement de daddy. Arrivée là-bas, je me suis tartinée avec mon gel frais pour guibolles exténuées et je me suis endormie. Pour la ponctualité à mon rendez-vous avec Tom, je pouvais repasser. Il m’a quand même pardonné mon quart-d’heure de retard (en même temps, je lui amenais 3 cartouches de cigarettes, il ne pouvait que me pardonner :P). La soirée, bien que mal commencée (pas de mon fait, hein, c’était juste suite à de mauvaises nouvelles assez tardives), s’est très bien passée. On a ri comme des ânes, on s’est remémoré le passé et mes heures glorieuses, et on a même joué à un drôle de jeu pour lequel je suis décidément trop lente. On va dire que c’était parce que j’ai gambadé toute la journée :P J’étais bien triste de partir, mais comme j’en avais pour près de 45 minutes pour rentrer je ne pouvais plus rester. C’est frustrant de devoir quitter si vite des gens qu’on aime…
Vendredi, c’était mon Mixed-Media day. Là encore il a fallu que je parte tôt de Levallois puisque d’après mon père j’en avais pour plus d’une heure pour faire le trajet jusqu’à Denfert-Rochereau. Je suis donc partie avec mes trop nombreux sacs. Et j’ai maudit ma mauvaise manie d’acheter des livres si compulsivement. Et aussi cette manie d’embarquer une paire de chaussures pour rien, surtout que j’en ai acheté une nouvelle. Je suis arrivée au Temple du Scrap chargée comme une mule, ruisselante, crevée, mais à l’heure. Et même en avance. J’ai pu souffler avant de rejoindre le groupe pour l’atelier. Céline a commencé par nous expliquer ce qu’était un art-journal en nous montrant celui qui était sur le site. On a commencé par la partie “façonnage de la couverture”. Nous avions toutes un morceau de carton devant nous, il ne tenait qu’à nous de le déchirer pour lui donner la taille que nous voulions. Et nous avons aussi retiré une partie de la couche supérieure pour faire apparaître le carton ondulé. Ensuite, Céline nous a proposé de recouvrir le carton de gesso histoire de l’imperméabiliser et aussi de recouvrir la couleur “kraft”. Après ça, à nous la décoration ! J’ai joué avec des acryliques Making Memories :) Je ne les aime pas trop, je trouve leur packaging vraiment pas pratique, et à mon avis les couleurs manquent d’éclat. Rien de vaut de la “vraie” peinture acrylique, qui en plus ne coûte pas plus cher. D’ailleurs j’ai pu le vérifier un peu plus tard avec la Liquitex orange de Carine. Céline nous a expliqué comment teindre du tissu avec de la peinture acrylique, j’ai donc teint ma dentelle en lavande plus ou moins bleue. Comme la couleur ne me satisfaisait pas complètement, une fois posée sur la couverture je l’ai repeinte. Je l’ai collée avec du médium gel, comme elle nous l’avait expliqué. J’ai utilisé une illustration du début du XXe siècle trouvée sur une banque d’images, et comme le fond ne collait pas avec les couleurs que j’avais mises sur le carton, j’ai tout barbouillé avec de la peinture :) J’ai réalisé mon titre en tamponnant les lettres sur de la cartonnette. J’ai détouré certaines lettres pas trop compliquées, pour les autres j’ai découpé le fond en vrac et j’ai limé les bords pour en enlever le gesso. Céline a customisé un gros bouton Foofala à l’acrylique, je l’ai collé avec de la colle néoprène. Je sais que je suis lente (tout être normalement constitué aurait réalisé ma couverture en même pas une demie-journée :P). Je me suis lâchée au fur et à mesure, mais en tout cas je me suis amusée du début à la fin. Céline communique sa passion et sa joie, elle tourbillonne autour de nous, et immédiatement on se trouve fantastique, créative, et tutti quanti. Aaah, que c’était bien… Bon évidemment, comme je l’a déjà dit, je ne risque pas de retourner à un de ses ateliers de si tôt. Mais ce n’est pas du tout parce que j’en aurais été déçue, loin de là ! C’est juste parce que Paris, c’est quand même un peu loin ;)
J’voulais parler de mes quelques jours parisiens, crevants mais intenses. J’voulais parler de ma rencontre avec l’adorable Viviane. J’voulais parler de mes retrouvailles avec Tom, PH et Vic, et de ma rencontre avec le fantastique Flo. J’voulais parler plus en détails de l’atelier au Temple du Scrap avec la talentueuse Céline Navarro. J’voulais raconter pas mal de choses, mais bon. Elles sont là. Enfin je le pense. Pour de vrai. Finalement, ce calvaire sensé être mensuel, je l’ai attendu 19 mois. 19 mois sans un mot, sans un coup de fil, c’est long… Au début, c’était de longues vacances. Puis ça a commencé par devenir assez angoissant d’attendre. “Et m…, et si ce coup-ci j’étais enceinte ? Bon sang, c’est pas le moment…” Mon calme revenait quand j’arrivais devant la pharmacie pour acheter un test. Je savais au plus profond de mes entrailles qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. J’aurais dû me douter que ce coup-ci elles allaient enfin débarquer. Entre mon mal de ventre et mon mal de dos, il ne manquait plus que le SPM. D’habitude, je suis d’une humeur massacrante quelques jours avant et pendant. Mais là, vu que je suis assez euphorique, je n’ai rien vu venir. Euphorique, mais aussi hyper-émotive. A en pleurer en écoutant une chanson. A en faire une crise d’angoisse à la Défense. Je n’ai plus de raison d’angoisser. J’ai mal, mais je sais que mon corps fonctionne encore un peu. Je ne pensais pas qu’un jour je les apprécierais…
Hier matin, alors que je téléphonais à mon ex-futur médecin traitant.
(moi) Bonjour, je voudrais prendre un rendez-vous.
(lui) Venez à 11h50.
(moi) Ah non, je ne peux pas. Avez-vous de la place en fin d’après-midi ?
(lui) Non. Vous avez quoi ? ( remarquez la parfaite syntaxe de ce médecin )
(moi) Je parierais pour une angine, mais à vrai dire, je ne suis pas médecin, hein…
(lui) De toute façon, je me déplace pas pour une angine. **paf**
(moi) ?!?
Il avait évidemment raccroché. Entre temps j’avais eu le temps de glisser un éraillé “Vous vous foutez de ma gueule ?!?” et “J’vais changer de crèmerie !”, il a raccroché avant que je commence les noms d’oiseau. Grrr. De toute façon, il ne m’a jamais plu celui-là.
Hier après-midi, dans la salle d’attente d’un autre médecin. 3 personnes se connaissant comme cochon pensent qu’il est de bon ton de faire participer toute la salle d’attente à leur conversation.
(homme 1) De toute façon, moi j’te le dis, la dépression, ça n’existe pas. Ce sont juste des feignasses qui ont envie de se faire plaindre, les dépressifs.
(femme) Tu peux pas dire ça, ma soeur était dépressive, son médecin lui a prescrit des médicaments pour qu’elle se sente mieux.
(homme 1) Ah, bah tu vois, en plus ce sont des drogués ! Non, mais franchement on leur accorde trop d’attention, il faudrait les remuer un bon coup et au revoir la dépression !
(homme 2 et salle d’attente) Grmblr…
Ah, bah oui, hein, c’est bien connu, il faut mettre 2 baffes à un dépressif et ça repart ! Grrrr, parfois je suis anti-vieux. Euh, anti-vieux cons. Ce bonhomme, il aurait été parfait pour la pub de la Sécu sur les antibiotiques. “Quoi ?!? Le toubib t’a pas donné d’antibiotiques ? Bah t’es pas malade !” Grrr, je lui souhaite pas d’avoir enfants et/ou petits enfants dépressifs ! Parce qu’à part leur faire des marques, les baffes ne risquent pas de les aider à s’en sortir.
Hier après-midi dans le cabinet du médecin, après plus d’1h45 d’attente (je suis follement patiente quand je suis amorphe).
(doc, armé de son bâton de bois et de sa loupiote) Ouvrez la bouche, qu’on regarde ça…
(moi) ‘ttention, j’ai une vraie haleine de chacal…
(doc) Pas grave, j’ai l’habitude…
(moi) Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
(doc, faisant un bond en arrière) Oh mon Dieu ! (il est à la limite de se signer) Pourquoi vous n’avez jamais fait enlever vos amygdales ? Elles sont monstrueuses !
(moi, attristée) Oh, vous les aimez pas mes amygdales ?
(doc) Euh, elles sont vraiment énooormes… Alors, votre mère ne vous les a pas fait enlever quand vous étiez petite ?
(moi, amusée) Non, il faut croire que j’étais dans une région où on ne mutile pas les enfants… ;)
Je n’aurais jamais dit ça si je n’avais pas vu qu’il avait un peu d’humour ;) Donc évidemment ça l’a fait rigoler :) (chouette, j’arrive à être drôle même quand j’ai de la fièvre !) Et pis comme dit ma grand-mère “Si le Bon Dieu nous a faits avec, pourquoi on les ferai enlever ?” :P
En tout cas, je ne sais pas comment ça se fait, mais aujourd’hui j’ai encore plus mal à la gorge qu’hier. Ce n’est plus un mal qui empêche d’avaler, c’est pire. C’est comme si on plantait des aiguilles dans mes amygdales. Super. J’espère qu’il a bien visé en me donnant les antibiotiques, parce que franchement je déteste en prendre. Mon super anti-inflamatoire de la mort qui tue n’a plus d’effets, il ne me reste plus que l’eau glacée pour me soulager temporairement. Grumpf. En tout cas, le point positif, c’est que depuis hier Salomon ne me lâche plus :) J’ai quelques photos de lui en pleine action, il est plutôt marrant ;P
Je me suis couchée en m’enveloppant dans nos draps, et finalement, trop frigorifiée, j’ai mis un pyjama d’hiver et je me suis pelotonnée dans le lit de la chambre d’amis, et plus particulièrement la couette. Quand je me suis levée à 5h ce matin, le verdict était tombé. 39,2°C. Puis 39,4°C, et enfin 39,6°C. Après avoir pris un cachet (et avoir fait une sieste dans le canapé), c’est retombé à 39,1°C. Grumpf. Avoir de la fièvre pendant la canicule, c’est pas idéal. Je me demande où je vais pouvoir me mettre cet après-midi pour ne pas trop étouffer…
36,5°C à 20h. Oui, à 20h. On fond littéralement, c’est une vraie catastrophe. Pas d’air, et pourtant au milieu de ça je crois que j’ai réussi à me choper une angine. Elle n’en est qu’au stade où j’ai mal à la gorge sans être sûre. Chez moi, quand j’ai mal d’un certain côté, je sais que je vais avoir une angine carabinée. Et quand c’est de l’autre, je n’ai rien. Sauf que… je ne me rappelle jamais si c’est le côté droit ou le côté gauche qui annonce une semaine allongée sans rien pouvoir avaler. On verra bien cette fois-ci…