mar 11

Je n’avais plus d’huile à l’orcanette (ça arrive :P). Cette fois-ci, j’ai préféré faire simple, et plutôt que de faire macérer orcanette et huile au bain-marie, j’ai mis 3 cuillères à café d’orcanette dans un filtre à thé, j’ai placé le filtre dans une petite bouteille en verre de 25cl et j’ai couvert d’huile de tournesol. J’ai mis la bouteille sur le rebord de la fenêtre de la cuisine, et en une après-midi, j’avais mon macérat ! :) Il a une belle couleur “jus de framboise”, va falloir que j’étiquette ça évitera les accidents ;) A la prochaine fournée de savon (pas avant que le jardin soit cloturé pour que je laisse le chien dehors !), j’essaierai de l’utiliser comme colorant :)

oct 13

Je me suis décidée à filtrer mon huile. J’avais déjà conçu tout un plan que j’ai pensé infaillible. Je devais utiliser un machin à confiture qui sert originellement à presser les baies pour récupérer le jus, et un ex-pot de de sucre sans sucre pour récupérer l’huile avant de la transvaser dans une bouteille. Déjà, je voulais tout mettre dans mon ancienne bouteille d’huile de tournesol, mais alors qu’elle était à côté de moi j’ai quand même oublié. Et puis de toute façon j’ai perdu mon entonnoir. Bref. Moi et mes illusions avons crânement saisi la bouteille de macérat, et avons commencé à verser consciencieusement le contenu dans le filtre. “M*rde”, me dis-je,”ça coule pas.” Grumpf. Il commençait bien mon plan. Je repose ma bouteille, et je vais chercher une fourchette. J’arrive à verser quelques fleurs huileuses dans le filtre, et je presse. “Choueeeette ! L’huile coule ! J’suis trop… Pourquoi ils glissent mes doigts ? Rha ! j’suis trop nulle, j’en ai plein partout de l’huile !” Bon, il y en avait majoritairement dans mon pot, de l’huile, mais au passage j’avais arrosé mes mains. Je suis finalement allée chercher un mini-saladier et un chinois. Là non plus c’était pas concluant. Mais bon, à chaque transvasement dans la bouteille, j’arrivais à limiter la casse. Après avoir pressé les fleurs autant que j’ai pu, j’ai arraché les pétales afin de les mettre de côté pour les utiliser dans des savons. Je les ai consciencieusement mis dans des ziplocks, tout en continuant de presser afin de retirer toute l’huile possible. Quand j’ai eu fini mon travail, je me suis levée, satisfaite. J’ai pris le saladier, et au moment de verser le contenu dans la bouteille, j’ai eu le malheur de dire “Oh, finalement, je n’ai pas fait tant de bêtises…” Pouf ! Je renverse malencontreusement mes sachets de pétales huileux *pas fermés* et je fous de l’huile partout sauf dans ma bouteille. Aaaaargh ! C’est vraiment rageant de ripper alors que tout est fini. Mais bon… Je suis quand même ravie d’avoir 3/4 de litre d’une superbe huile dorée :) Mon premier macérat ! j’suis trop fière de moi :D

mar 08

“Chériiiie ? Kestu fabriques ?”
“Euh, rien mon coeur, juste une infusion !”

Mais pas n’importe quelle infusion : une infusion d’alkanet :) Enfin on l’appelle comme ça en anglais, parce qu’en français l’akanet porte le joli nom d’Orcanette des teinturiers. C’est une plante méditerranéenne basse dont les racines rouges servent de colorant, entre autres pour les cosmétiques. Pour teinter mes crèmes d’une jolie couleur rose, j’ai préparé un peu d’huile que j’utiliserai comme colorant.

Ingrédients
- 5g de racine d’orcanette émincée
- 150g d’une huile végétale liquide de votre choix

J’ai mis mes 5g de racine d’orcanette dans un filtre à thé, que j’ai ensuite fermé avec un peu de ficelle à rôti (au moins ça tient la chaleur :P). J’ai placé le sachet dans un pot supportant la chaleur (ici, un pot à confiture), et j’ai recouvert l’orcanette par 150g d’huile de coco. J’ai placé mon pot à confiture dans une casserole remplie à moitié d’eau, et j’ai fait chauffer à feu doux pendant une vingtaine de minutes. J’ai ensuite retiré le pot de ma casserole et j’ai encore laissé infuser le temps que l’huile refroidisse complètement. Résultat ? Maintenant j’ai une belle huile couleur coulis de framboise, on en mangerait ! Va falloir que je teste dans mes crèmes, maintenant :)