C’est fou ce que mon escapade parigote m’a fait du bien. J’ai les pieds en compote (oui, encore :P), mais mon sourire jusqu’aux oreilles et ma bonne humeur ne semblent pas s’évanouir.
Mercredi, en sortant du train je me suis directement engouffrée dans le métro. Arrivée à Levallois, j’ai suivi le chemin indiqué par mon père. J’aurais pu arriver à l’heure s’il ne m’avait pas donné de mauvaises indications… Enfin il y a encore débat là-dessus. J’ai lu “au garage à gauche” donc dès que j’en ai vu un j’ai tourné à gauche. Sauf qu’il avait écrit “au garage, à gauche”, ce qui signifiait que je devais prendre au garage puis tourner à gauche. Donc évidemment, je me suis paumée. Enfin pas vraiment, puis que j’ai fait une belle grosse boucle. Arrivée à nouveau à mon point de départ, j’avais perdu 20 minutes, et mes pieds avaient déjà perdu de leur fraîcheur. En plus, j’avais pu constater que mes sacs étaient décidément très lourds. Grumpf. Enfin arrivée chez mon père, il aurait normalement fallu que je me sauve immédiatement pour retrouver Viviane à Haussmann. Je me suis quand même arrêtée quelques minutes histoire de vider ses stocks d’eau fraîche qui pique. Il a fallu quand même que je reparte très vite histoire qu’on ne déjeune pas trop tard :P On a passé une après-midi entre filles, entre Haussmann et les Tuileries. Bon, pour aller de Haussmann aux Tuileries, ça ne s’est pas fait sans mal. On a voulu faire 3 stations sur 3 lignes différentes, et au final on s’est trompées de sens. Donc on a mis un temps fou pour rejoindre les Tuileries lol Tout ça parce que je voulais aller chez WH Smith, alors qu’une fois qu’on est arrivées devant je n’étais plus motivée pour y aller. J’y ai quand même acheté le premier bouquin trouvé, en l’occurrence un livre de cuisine australienne. Humpf. On a fini par s’affaler dans les confortables fauteuils d’un café rue de Rivoli :P Rétrospectivement, on n’a pas fait grand’chose, mais il faut croire que la chaleur ne nous a pas aidée à être en forme. J’ai quand même acheté chez Bouchara de la polaire bicolore bleu ciel et bleu marine pour faire un doudou à Thanh. Oui, je surestime énormément mes talents de couturière :D Et alors ? ;)
Le lendemain, ayant un rendez-vous important en tout début de matinée, il a fallu que je me lève. Mes pieds étaient douloureux, mon moral assez bas, et j’étais limite en retard. C’était fantastique. J’ai pleuré un coup, mais ce rendez-vous était si positif… Je crois que je n’ai jamais eu autant le moral depuis 5 ans. J’ai l’impression que maintenant tout est possible, que ma roue a commencé à tourner et que tout est à portée de main. Enfin. Sortie de ce rendez-vous, j’ai filé à la FNAC des Ternes. Je n’aurais pas dû. J’en suis sortie avec un bouquin sur la couture pour débutantes, un autre sur les huiles essentielles, un sur les cheesecackes et un quatrième dont le sujet m’échappe. Les livres, c’est lourd. Et d’autant plus quand ce n’est que le début de la journée. J’ai filé à la Défense, histoire de me rapprocher de Bilby. Ah, la Défense, les 4 Temps… et cette foule ! J’ai commencé par suffoquer, puis je me suis rappelé qu’il y avait une FNAC. Grumpf. J’aurais pu ne pas trimbaler mes bouquins des Ternes à la Défense. Ayant décidément trop mal aux pieds, je suis entrée dans le centre commercial en quête d’une nouvelle paire de chaussures. J’en suis sortie avec une jolie paire de Geox (les mêmes, mais en nubuck), sauf qu’il était trop tard pour qu’elles me soulagent vraiment. Mes pieds étaient déjà couverts d’ampoules. Et ils étaient bien trop gonflés pour entrer sans mal dans une paire de chaussures neuves. Mais j’avais un nouveau paquet. Vers 14h, j’ai filé vers le centre-ville de Puteaux pour trouver Bilby (non sans mal, il a quand même fallu que je re-téléphone à Fanny :P). Aaah, que Marina est gentille ! On a l’impression d’être coupé du temps quand on entre dans la boutique. On bavarde, on plaisante, et on passe commande ;) C’est quand même dommage que la boutique soit si excentrée, et qu’ils n’aient toujours pas de site web digne de ce nom. Mais bon, j’ai donné mes coordonnées, je recevrai un mail quand le site sera en ligne ;) Je suis repartie clopin-clopan, avec un sac en plus. Grrr. Vu l’heure, il fallait absolument que je rentre chez mon père histoire de me rafraîchir avant de rejoindre Tom et Flo. Je passe sur ma crise d’angoisse à la Défense et mes difficultés à rejoindre l’appartement de daddy. Arrivée là-bas, je me suis tartinée avec mon gel frais pour guibolles exténuées et je me suis endormie. Pour la ponctualité à mon rendez-vous avec Tom, je pouvais repasser. Il m’a quand même pardonné mon quart-d’heure de retard (en même temps, je lui amenais 3 cartouches de cigarettes, il ne pouvait que me pardonner :P). La soirée, bien que mal commencée (pas de mon fait, hein, c’était juste suite à de mauvaises nouvelles assez tardives), s’est très bien passée. On a ri comme des ânes, on s’est remémoré le passé et mes heures glorieuses, et on a même joué à un drôle de jeu pour lequel je suis décidément trop lente. On va dire que c’était parce que j’ai gambadé toute la journée :P J’étais bien triste de partir, mais comme j’en avais pour près de 45 minutes pour rentrer je ne pouvais plus rester. C’est frustrant de devoir quitter si vite des gens qu’on aime…
Vendredi, c’était mon Mixed-Media day. Là encore il a fallu que je parte tôt de Levallois puisque d’après mon père j’en avais pour plus d’une heure pour faire le trajet jusqu’à Denfert-Rochereau. Je suis donc partie avec mes trop nombreux sacs. Et j’ai maudit ma mauvaise manie d’acheter des livres si compulsivement. Et aussi cette manie d’embarquer une paire de chaussures pour rien, surtout que j’en ai acheté une nouvelle. Je suis arrivée au Temple du Scrap chargée comme une mule, ruisselante, crevée, mais à l’heure. Et même en avance. J’ai pu souffler avant de rejoindre le groupe pour l’atelier. Céline a commencé par nous expliquer ce qu’était un art-journal en nous montrant celui qui était sur le site. On a commencé par la partie “façonnage de la couverture”. Nous avions toutes un morceau de carton devant nous, il ne tenait qu’à nous de le déchirer pour lui donner la taille que nous voulions. Et nous avons aussi retiré une partie de la couche supérieure pour faire apparaître le carton ondulé. Ensuite, Céline nous a proposé de recouvrir le carton de gesso histoire de l’imperméabiliser et aussi de recouvrir la couleur “kraft”. Après ça, à nous la décoration ! J’ai joué avec des acryliques Making Memories :) Je ne les aime pas trop, je trouve leur packaging vraiment pas pratique, et à mon avis les couleurs manquent d’éclat. Rien de vaut de la “vraie” peinture acrylique, qui en plus ne coûte pas plus cher. D’ailleurs j’ai pu le vérifier un peu plus tard avec la Liquitex orange de Carine. Céline nous a expliqué comment teindre du tissu avec de la peinture acrylique, j’ai donc teint ma dentelle en lavande plus ou moins bleue. Comme la couleur ne me satisfaisait pas complètement, une fois posée sur la couverture je l’ai repeinte. Je l’ai collée avec du médium gel, comme elle nous l’avait expliqué. J’ai utilisé une illustration du début du XXe siècle trouvée sur une banque d’images, et comme le fond ne collait pas avec les couleurs que j’avais mises sur le carton, j’ai tout barbouillé avec de la peinture :) J’ai réalisé mon titre en tamponnant les lettres sur de la cartonnette. J’ai détouré certaines lettres pas trop compliquées, pour les autres j’ai découpé le fond en vrac et j’ai limé les bords pour en enlever le gesso. Céline a customisé un gros bouton Foofala à l’acrylique, je l’ai collé avec de la colle néoprène. Je sais que je suis lente (tout être normalement constitué aurait réalisé ma couverture en même pas une demie-journée :P). Je me suis lâchée au fur et à mesure, mais en tout cas je me suis amusée du début à la fin. Céline communique sa passion et sa joie, elle tourbillonne autour de nous, et immédiatement on se trouve fantastique, créative, et tutti quanti. Aaah, que c’était bien… Bon évidemment, comme je l’a déjà dit, je ne risque pas de retourner à un de ses ateliers de si tôt. Mais ce n’est pas du tout parce que j’en aurais été déçue, loin de là ! C’est juste parce que Paris, c’est quand même un peu loin ;)
